La Fièvre de Sébastien Spitzer. Albin Michel . 💛💛💛💛

La Fièvre par Spitzer

La Fièvre est le troisième roman de Sébastien Spitzer. Comme dans ses deux romans précédents Sébastien Spitzer part d’un fait historique pour ancrer son roman .
Dans Ces rêves qu’on piétine il s’agissait de la chute du Troisième Reich et de Martha Goebbels
Dans le Coeur Battant du monde nous étions  à Londres dans les années 1850 autour de Marx et de son fils
Dans La Fièvre nous sommes à Memphis Tenessee en 1878 alors qu’une épidémie se déclare avec Anne Cook tenancière de bordel, Keathing journaliste proche du Ku Klux Plan et Raphaël T . Brown ancien esclave. Trois personnages ayant réellement existés.
C’est la force de Sébastien Spitzer.  Quelque soit le roman, sa capacité à lier histoire et fiction est au rendez vous. Tous ces personnages , réels ou fictifs ont une profondeur, une psychologie une humanité.  Humanité s’éntendant positivement ou négativement.
Par un raccourci temporel étonnant,  le roman nous parle d’une épidémie de Fièvre jaune et nous entendons aussi pandémie de Coronavirus et crise sanitaire. Quand la fiction et le réel se télescopent à 150 ans d’écart.
Mais revenons à  Memphis en juillet 1878 au bord du Mississippi.  Tout est en place pour que des hommes et des femmes ancrés dans leurs certitudes soient confrontés à l’épidémie,  la peur, la mort.
Ces certitudes qui voleront en éclats  et qui feront de certains des héros et d’autres des lâches.  Héros ou lâches insoupçonnés.
Sébastien Spitzer sonde comme toujours l’âme humaine et souvent l’âme des plus défavorisés ou de ceux qu’on laisse sur le bord du chemin.
A côté d’Anne Cook, de Keathing et de Raphaël T. Brown il y a Emmy, cet enfant de 13 ans, métis, qui va être le fil rouge de ce roman.
A la recherche de son père, et protégeant sa mère elle va vivre intensément  les ravages de cette épidémie mais découvrir aussi la capacité de résilience  de personnes auxquelles elle n’aurait pas donner le Bon Dieu sans confession.
En parlant de Bon Dieu,  vaut il mieux être sous la protection de la mère abesse du couvent Sainte Mary ou sous la protection de la mère maquerelle Anne Cook ?
L’épidémie révèle la profondeur de l’âme et exacerbe aussi les sentiments et les idées : Racisme, Ku Klus Klan , délation,  violence, négation de l’autre.
Mais dans ce marécage humain, certains  arrivent à sortir de cette fange  et à simplement exister  pour  l’autre, par delà le bien et le mal.
Ce ne sont pas que des personnages de roman.  Ce sont des femmes et des hommes qui en Juillet 1878 à Memphis Tenessee  ont élevé la dignité humaine.
Cette dignité humaine qui reste le filigrane des romans de Sébastien Spitzer.
Des romans toujours en empathie avec les êtres,  quels qu’ils fussent  bons, méchants,  réels ou fictionnels.
Des romans sur la grande et la petite histoire des femmes et des hommes de ce monde.
Simplement.

Sébastien Spitzer, après une CPGE, étudie à l’Institut d’études politiques de Paris1 avant de se tourner vers le journalisme, travaillant pour Jeune AfriqueCanal+M6TF1Marianne ou Rolling Stone.
À partir des années 2010, il devient également romancier et décroche plusieurs prix, dont
le prix Stanislas (2017)2
le prix Emmanuel-Roblès (2018)3.
le prix Méditerranée des lycéens (2018)4.

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