Là où chantent les écrevisses de Delia Owens. Editions Seuil.💛💛💛💛

En Caroline du Nord, au bord de l’océan  pas loin de Barkley Cove,  dans un marais vit une fille sauvage. Elle s’appelle Kya. Ce sont les habitants de Barkley Cove  qui ont décidé que Kya était une jeune fille sauvage, sûrement analphabète et potentiellement dangereuse.
Les raisons de cet à priori ?  Kya, la fille des marais a été abandonnée  par ses parents et ses frères et soeurs. Elle a refusé d’aller à  l’école et s’est réfugié dans son marais.
Nous sommes entre 1952 et 1969 dans un État segrationniste où les Noirs vivent dans leur propre ville Colored Town.
En 1969, un jeune homme, Chase Andrews est retrouvé mort au pied d’une Tour de guet.
Les soupçons se portent rapidement sur Kya la fille du marais.
Delia Owens va nous entraîner dans un mouvement de balancier de 1952 à 1969 afin de détricoter et construire la mort de Chase Andrews : accident, meurtre ?
Au long court des 500 critiques sur Babelio, beaucoup a été dit sur ce roman, jusqu’au superflu.
Je n’en rajouterai pas
Je préfère insister sur l’émotion que suscite Là où chantent les écrevisses.
Émotion à découvrir la vie de Kya, à être ébahi par sa volonté.
Ému par sa relation avec la nature,  avec la vie végétale et animale du marais.
Comment ne pas être happé  par la lumière des lucioles ou encore emporté par le souffle des battements d’ailes de milliers d’oies.
Cette nature exubérante qui est la vie de Kya, qui est son intelligence et son regard sur le monde . Et dans cette nature de marais labyrinthique , Kya se perd, se cherche . Elle trouve des appuis, des amitiés, même des amours.
Mais jusqu’où ces amours sont ils sincères ?
Tout au long du roman Délia Owens est en empathie avec ces personnages. Les figures de Jumping et Mabel sont représentatifs de cette empathie. Noirs, discriminés,  ils ressentent au plus profond d’eux mêmes la solitude et le rejet dont est victime Kya.
Tout comme le jeune Tate,  qui souhaite sortir  Kya de cette solitude.
Malgré ces soutiens Kya ne peut compter que sur elle même pour faire face à la nature et à l’homme.
Sa volonté , ses certitudes nous entraînent dans des contrées  inconnues qui nous  laisseront à ses côtés , dans l’attente d’un vol de millier d’oies qui enluminera le ciel.
Reste néanmoins un roman tragique.
Mais n’est ce pas de ces moments tragiques qu’affleurent l’émotion et le plaisir de la lecture ? .

Delia Owens : le best-seller inattendu

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