Le petit astronaute de Jean Paul Eid. Éditions de La Pastèque. 💛💛💛💛💛

Quel coup au coeur !
Jean Paul Eid est un bédéiste québécois qui va s’appuyer sur sa propre vie pour nous raconter l’histoire d’une famille qui va être bousculé
par l’arrivée d’un petit garçon atteint d’une paralysie cérébrale.
Ce petit garçon s’appelle Tom ou le petit astronaute. Il a une grande soeur qui s’appelle Juliette,
et c’est au travers du regard de Juliette que Jean Paul Eid va nous parler de Tom.
cela aurait pu être larmoyant, rempli de pathos. ce n’est jamais le cas. Bien au contraire. C’est un roman graphique fait de délicatesse, de lumière.
Rien n’est occulté : la révélation du handicap, le chagrin et les interrogations de Juliette et de ses parents, le regard des enfants bien différent de celui des adultes, la médication ,la recherche d’établissement. Et puis il y a Tom. Petit bout qui ne parle pas mais dont le regard nous interroge. Ce corps dessiné, si présent, plein de vie, car oui Tom deborde de vie.
Jean Paul Eid à pris le partie de nous faire connaître Tom par le regard de sa grande soeur Juliette. le parti pris est magnifique. Que d’émotion, de fraternité dans cette relation entre un frère et une soeur . le rôle des enfants est d’ailleurs essentiel dans la vie de Tom.
Par son dessin, ses couleurs, son texte aux tournures et expressions québécoises, l ‘histoire de Tom est nimbé de délicatesse, de tolérance.
« Notre rôle, c’est de les aider à réussir leur vie. Qu’elle dure 5 ou 90 ans n’à pas d’importance » ( page 140 )
Tom est ce petit astronaute qui est descendu momentanément de ces étoiles afin de nous montrer un chemin de tolérance et de compréhension.
J’ai souvent eu les yeux humides, pas à cause du pathos.
J’ai eu les yeux humides car ce livre est lumineux. Lumineux de Tom, de Juliette, de Maman et Papa et lumineux de tous ces familles,ces
enfants qui vivent la différence et le handicap.
Lumineux de vie.
Merci Monsieur Jean Paul Eid de nous avoir donné Tom.

Image dans Infobox.

Jean-Paul Eid naît au Liban d’une mère belge, Sabine Martens, et d’un père libanais, Souhail Eid1. Sa famille immigre au Québec en 1967 alors qu’il est âgé de trois ans1,2.

Après des études en arts plastiques et en dessin animé, il se lance, en 1985, en bande dessinée et en illustration.

Il a notamment collaboré au magazine Croc, support de la bande dessinée québécoise jusqu’à sa fin en 1995, dans lequel ont été publiées Les aventures de Jérôme Bigras. Cette série est récipiendaire de plusieurs prix. En 2008, l’éditeur La Pastèque publie une anthologie de la série sous le titre Des tondeuses et des hommes et, en 2011, lance Le fond du trou, une histoire longue inédite dont la trame tourne autour d’une véritable perforation au centre de l’album.

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