Archives pour la catégorie Nouvelles

Kérozène d’Adeline Dieudonné . L’Iconoclaste. 💛

Kérozène par Dieudonné

Dernières phrases du roman Kérosène d’ Adeline Dieudonné :
 » Une station service le long de l’autoroute. 7ne nuit d’ete….
Il n’y a  maintenant plus que onze personnes presentes à cette heure précise.
D’autres arriveront. Toutes repartiront. Ici on ne fait que passer. »
Et bien, moi de même je n’ai fait que passer dans le roman d’Adeline Dieudonné
Adeline Dieudonné nous dépeint un microcosme à un moment et en un lieu donné.
Ce microcosme est à l’unisson et reprenant les mots de l’auteur , c’est pisseux, c’est merdeux . Les corps, les odeurs, le sang, le sexe ne sont jamais loin.
A aucun moment cette galerie de personnages n’emporte l’adhésion et encore moins la moindre empathie.
Je suis resté totalement indifférent à ce que vivent les protagonistes. J’ai ressenti une sourde violence couplée à des personnages extravertis vulgaires.
C’est glauque et cruel.
Cette nuit d’été dans une station service le long de l’autoroute est totalement vaine.
Déception de A à  Z

Adeline Dieudonné, l'insoumise de la fiction belge | Livres | Arts | Le  Soleil - Québec

Les deux messieurs de Bruxelles d’Eric-Emmanuel Schmitt. Albin Michel 💛💛💛

Les deux messieurs de Bruxelles par Schmitt

Voici un recueil de 5 nouvelles rassemblées sous le titre de Les deux messieurs de Bruxelles. A la suite de ces cinq nouvelles, Eric-Emmanuel Schmitt a eu la judicieuse idée d’intégrer son journal d’écriture. Cela nous permet de comprendre le cheminement de l’écrivain et de s’apercevoir que ces 5 nouvelles sont tenus par un fil invisible qui est l’ amour.
La trame de ces nouvelles comme l’écrit Eric-Emmanuel Schmitt est la persistance des amours invisibles et des vies virtuelles qui composent le fond d’une vie réelle.
Cette trame se retrouvera pour nous parler d’un amour homosexuel, de l’amour pour un chien , de l’amour porté au travers de maladies.
Comme toujours avec Eric-Emmanuel Schmitt, c’est écrit avec délicatesse , élégance , ce qui n’empêche pas la violence des situations.
Sous son aspect enlevé et délicat pointe une réflexion profonde sur le couple , la fidélité , les amours interdites et nos actions en tant qu’homme ou femme .
L’amour porté à un chien peut paraître déplacé alors que cet amour est un pardon porté aux hommes.
Dans plusieurs de ces nouvelles il est question de ces vies virtuelles , de ces vies que l’on a pas amené au réel. La réflexion se fait plus profonde , humaine et émotionnelle et comme le dit Eric- Emmanuel Schmitt dans son journal d’écriture : « Qu’est ce qu’une vie qui vaut la peine d’être vécue ? A cette question, il y a autant de réponses que d’individu sur terre. Je n’admettrai jamais que quelqu’un en décide pour moi ou pour les autres  »
En synthèse ces cinq nouvelles sous couvert d’amours invisibles , nous emmène sur les chemins de la tolérance , de l’ouverture . Vaste et beau programme.