La panthère des neiges de Sylvain Tesson. Gallimard.💛💛💛💛💛

La panthère des neiges par Tesson

Sylvain Tesson est toujours là où on ne l’attends pas.
Cette fois ci il est sur les hauts plateaux du Tibet plus particulièrement sur le plateau du Changtang .
Il est sur ce haut plateau avec Vincent Munier, photographe , Marie compagne de Vincent et Leo assistant philosophe..
Nous avons connu Sylvain Tesson aventurier se retirant 6 mois dans les froids sibériens, nous avons connu Sylvain Tesson chevauchant une vieille moto russe pour revivre la Berezina napoléonienne. Nous l’avons connu aussi arpentant les chemins noirs de France ou encore les chemins de la liberté après le goulag.
Toujours trépidant , en mouvement, à la recherche d’aventure extrême Sylvain Tesson nous reviens apaisé.
Mais l’on reste dans l’inédit, l’étonnant, l’unique.
Sylvain Tesson va nous raconter l’affût à 4 800m d’altitude pour apercevoir la panthère des neiges.
Et l’affût demande du temps de la patience, du calme et pour ainsi dire un effacement de soi. Pas possible de fumer un bon gros cigare pour passer le temps.
Dans ces paysages de froid du Haut Tibet où l’attente devient moteur de vie, Sylvain Tesson par de courts chapitres rassemblés autour d’une idée nous fait réfléchir sur l’Etre, la spiritualité ( Tao et bouddhisme ) mais surtout sur la place de l’homme et des animaux en ce monde.
Cette réflexion apportée dans un monde minéral et animal remet l’homme à sa juste place.
Enfin de façon plus personnelle, Sylvain Tesson nous parle de deux femmes , sa mère et son ancienne compagne, de façon très émouvante. Une autre facette de l’écrivain voyageur. L’armure se casse…. et c’en est que mieux.
Un livre à garder auprès de soi pour picorer à volonté un chapitre ou l’autre et se réjouir des aphorismes de Sylvain Tesson.
Pour la route : La Terre avait été un musée sublime. Par malheur, l’homme n’était pas conservateur.